Internet n’oublie RIEN. On a beau supprimer un site, modifier une page, on peut toujours trouver  une copie, archivée quelque part…
Le site web.archive.org permet de consulter d’anciens sites internet, des années après leur suppression (ou leur modification).

La visite de l’ancien blog de Christophe Castaner réserve une étrange surprise.
En 2010, l’actuel Sinistre de l’intérieur était Vice-président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur et Maire de Forcalquier. Il tenait alors un blog qui a été supprimé depuis, mais qui est encore consultable dans les archives du web.

En Décembre 2010, il publiait un billet intitulé « l’insurrection pacifique de Stéphane Hessel ». Il y faisait la promotion d’un livre intitulé « Indignez-vous » publié par un ancien résistant, Stéphane Hessel.
Un discours diamétralement opposé à sa position actuelle de répression policière violente!!

Voici une copie écran de ce billet, que vous pouvez aussi consulter en ligne ICI

Extraits choisis: 

Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c’était l’indignation ». Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au « toujours plus », à la compétition, la dictature des marchés financiers … Stéphane Hessel s’insurge donc pour « une société dont nous soyons fiers : pas cette société où l’on remet en cause les retraites, les acquis de la Sécurité sociale, pas cette société où les médias sont entre les mains des nantis, toutes choses que nous aurions refusé de cautionner si nous avions été les véritables héritiers du Conseil national de la Résistance. »

« Le sentiment le plus grave, aujourd’hui, est de penser qu’ « il n’y a rien à faire » parce que les choses ne changent pas comme l’on voudrait et que les acteurs politiques et financiers ont toutes les cartes en main. Baisser les bras me paraît tout à fait mauvais. Je dirais donc, un peu comme Sartre, qu’ « un homme qui se désintéresse n’est pas vraiment un homme ». C’est quand il commence à s’indigner qu’il devient beau, c’est-à-dire un militant courageux, un citoyen responsable. Se dire « on n’y peu rien », se retirer, c’est perdre une bonne partie de ce qui fait la joie d’être un homme ».
« Je considère la légitimité des valeurs plus importante que la légalité d’un Etat. Nous avons le devoir de mettre en cause, en tant que citoyens, la légalité d’un gouvernement. Nous devons être respectueux de la démocratie, mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c’est légal, il nous appartient de protester, de nous indigner et de désobéir ».



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